Vendredi 14 novembre 2008
Tirage
photographique noir et blanc argentique offert à JC en 1986 par François. Prise de vue réalisée avec un Lubitel 6 x 6.
On n'explique pas une amitié, on la constate.
Philippe Soupault, Déposition in Les Cahiers du Mois,Paris, n°43, mai-juin 1926.
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Juliette Charpentier, 1982.
J’ai vu se ranger, sous les drapeaux de la mort, celui qui fut beau ; celui qui, après sa vie n’a pas enlaidi ; l’homme, la femme, le mendiant, les fils des rois ; les illusions
de la jeunesse, les squelettes des vieillards ; le génie, la folie ; la paresse, son contraire ; celui qui fut faux, celui qui fut vrai ; le masque de l’orgueilleux, la modestie de l’humble ; le
vice couronné de fleurs et l’innocence trahie.
Isidore Ducasse, Comte de Lautréamont,
Les Chants de Maldoror, Chant premier.
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Juliette Charpentier, Détail de
Gertrude,
13 x 16 cm, mine de plomb.
Fossoyeur, il est beau de contempler les ruines des cités; mais, il est plus beau de contempler les ruines des humains!
Isidore Ducasse, Comte de Lautréamont,
Les Chants de Maldoror, Chant premier.
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Publié dans : Le Noir lui va si bien.
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JC
photographiée par Jean-Louis, 1984, photographie 6 x 6 noir et blanc.
Est-ce que l'on sait, vraiment, est-ce que l'on sait la couleur des jours, l'égalité du temps?
Philippe Soupault, Les frères Durandeau, Epilogue.
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Publié dans : Le Noir lui va si bien.
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JC, photographie, 1985.
L'automne déjà déjà l'automne
et c'est déjà l'hiver
quand le monde se moque du monde
que l'univers n'est qu'un mot
que l'oubli nous guette sentinelle
au coin des bois au coin des rues
au coin du crépuscule et pour demain
ou pour un autre jour mais on ne sait pas lequel
C'est tant mieux ou tant pis tant pis
On ne peut jamais savoir l'heure exacte
Philippe Soupault, Toujours et déjà
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Face à Face
Juliette Charpentier, autoportrait
photographique,1982.
Le Neuf octobre:
Elucidation Rétrospective.
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Publié dans : Ombres.
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Cet oiseau noir dans ma tête
Ne se laisse pas apprivoiser
Il est comme un nuage qui se défile
et qu'on n'attrape jamais
comme la fumée entre les doigts
et la brume sur les yeux
Philippe Soupault, L'oiseau d'enfer.
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Horloge! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit: "Souviens-toi!"
Les vibrantes Douleurs dans ton coeur plein d'effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible.
Charles Baudelaire, L'horloge, Les fleurs du mal.
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Mercredi 24 septembre 2008
Juliette Charpentier, autoportrait photographique, 1982
J'ai vraiment tout fait
Pour rester seule et libre.
J'ai fui mes amants,
J'ai coupé les mains qui s'accrochaient aux jupes,
J'ai injurié les tendresses classiques,
Les sentiments vulgaires,
Le bonheur appliqué.
Je voulais l'amour fou, les vertiges.
Je ne les ai pas eus.
Et je suis restée seule
Comme le premier saurien sortant de l'eau.
Je ne regrette pas les inutilités laissées derrière moi;
L'absurde nostalgie du bonheur.
Nelly Kaplan, Poème inédit, Les Cahiers de
Philippe Soupault
Par gertrudenoire
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Publié dans : Hommage.
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Imprudences.