Hurlements.





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Lundi 17 novembre 2008


Juliette Charpentier, Détail de Gertrude,
13 x 16 cm, mine de plomb.


        O misérable! as-tu attendu jusqu'à cette heure pour entendre les murmures et les complots qui, s'élevant simultanément de la surface des sphères, viennent raser d'une aile farouche les rebords papillacés de ton destructible tympan?


Isidore Ducasse, Comte de Lautréamont,
Les Chants de Maldoror, Chant cinquième.


Par gertrudenoire - Publié dans : Le Noir lui va si bien. - Communauté : Les Krapo-i2
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Vendredi 14 novembre 2008





Tirage photographique noir et blanc argentique offert à JC en 1986 par François. Prise de vue réalisée avec un Lubitel 6 x 6.




On n'explique pas une amitié, on la constate.





Philippe Soupault, Déposition in Les Cahiers du Mois,Paris, n°43, mai-juin 1926.


Par gertrudenoire - Publié dans : Champs magnétiques
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Dimanche 9 novembre 2008






Juliette Charpentier, 1982.

   

    J’ai vu se ranger, sous les drapeaux de la mort, celui qui fut beau ; celui qui, après sa vie n’a pas enlaidi ; l’homme, la femme, le mendiant, les fils des rois ; les illusions de la jeunesse, les squelettes des vieillards ; le génie, la folie ; la paresse, son contraire ; celui qui fut faux, celui qui fut vrai ; le masque de l’orgueilleux, la modestie de l’humble ; le vice couronné de fleurs et l’innocence trahie.



Isidore Ducasse, Comte de Lautréamont,
Les Chants de Maldoror, Chant premier.




Par gertrudenoire - Publié dans : Noir dessin - Communauté : Crânes Misanthropes
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Jeudi 6 novembre 2008


Juliette Charpentier, Détail de Gertrude,
13 x 16 cm, mine de plomb.


Fossoyeur, il est beau de contempler les ruines des cités; mais, il est plus beau de contempler les ruines des humains!


Isidore Ducasse, Comte de Lautréamont,
Les Chants de Maldoror, Chant premier.


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Lundi 3 novembre 2008



JC photographiée par Jean-Louis, 1984, photographie 6 x 6 noir et blanc.

Est-ce que l'on sait, vraiment, est-ce que l'on sait la couleur des jours, l'égalité du temps?


Philippe Soupault, Les frères Durandeau, Epilogue.


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Dimanche 26 octobre 2008












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Dimanche 19 octobre 2008
Portrait de JC par DV, 1980, photographie noir et blanc, tirage sur plan film.


Mords le mors de la mort Maure silencieux.

cils! aux cieux
dérobez nos yeux.

Non, nous n'avons pas de nom.




Robert Desnos, 1923, L'Aumonyme.

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Jeudi 16 octobre 2008
JC, photographie, 1985.

L'automne déjà déjà l'automne
et c'est déjà l'hiver
quand le monde se moque du monde
que l'univers n'est qu'un mot
que l'oubli nous guette sentinelle
au coin des bois au coin des rues
au coin du crépuscule et pour demain
ou pour un autre jour mais on ne sait pas lequel
C'est tant mieux ou tant pis tant pis
On ne peut jamais savoir l'heure exacte

Philippe Soupault, Toujours et déjà


Par gertrudenoire - Publié dans : Ombres. - Communauté : Crânes Misanthropes
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Mardi 14 octobre 2008

JC, Cimetière du Montparnasse, 10 octobre 2008.
Tristan
un
instant
vivant
mort
sous
cette
dalle


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Dimanche 12 octobre 2008

Juliette Charpentier, Détail de Gertrude,
13 x 16 cm, mine de plomb.


Imaginons pendant quelques secondes que je ne puisse plus reconnaître les limites actuelles de mon ombre et de ce qu'on nomme à tort ou à raison (mais plutôt à tort) ma vérité.


Philippe Soupault, L'Ombre de l'Ombre in La Révolution surréaliste.


Par gertrudenoire - Publié dans : Le Noir lui va si bien. - Communauté : Crânes Misanthropes
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Jeudi 9 octobre 2008

Juliette Charpentier, 1982.

entre le mystère d’une vie passée anonyme et fantasmée et l’état de carcasse animale ouverte, démembrée, dépouillée

Par gertrudenoire - Publié dans : Noir dessin - Communauté : OCAPCGLLOQ
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Dimanche 5 octobre 2008

Face à Face


Juliette Charpentier, autoportrait photographique,1982.

Le Neuf octobre:
Elucidation Rétrospective.

Par gertrudenoire - Publié dans : Ombres. - Communauté : OCAPCGLLOQ
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Samedi 4 octobre 2008























Cet oiseau noir dans ma tête
Ne se laisse pas apprivoiser
Il est comme un nuage qui se défile
et qu'on n'attrape jamais
comme la fumée entre les doigts
et la brume sur les yeux


Philippe Soupault, L'oiseau d'enfer.

Par gertrudenoire - Publié dans : Hommage. - Communauté : OCAPCGLLOQ
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Vendredi 3 octobre 2008




Horloge! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit: "Souviens-toi!"
Les vibrantes Douleurs dans ton coeur plein d'effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible.

Charles Baudelaire, L'horloge, Les fleurs du mal.
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Mercredi 24 septembre 2008
Juliette Charpentier, autoportrait photographique, 1982


J'ai vraiment tout fait
Pour rester seule et libre.
J'ai fui mes amants,
J'ai coupé les mains qui s'accrochaient aux jupes,
J'ai injurié les tendresses classiques,
Les sentiments vulgaires,
Le bonheur appliqué.
Je voulais l'amour fou, les vertiges.
Je ne les ai pas eus.
Et je suis restée seule
Comme le premier saurien sortant de l'eau.
Je ne regrette pas les inutilités laissées derrière moi;
L'absurde nostalgie du bonheur.

Nelly Kaplan, Poème inédit, Les Cahiers de Philippe Soupault

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